Pierre-Martin, vous avez plus de deux décennies d'expérience professionnelle dans l'industrie automobile, avec un solide parcours européen chez Kia et Stellantis/FCA. Qu'est-ce qui vous a personnellement motivé à passer des grandes organisations automobiles à une marque de motos purement électriques ?
Pierre-Martin Bos : Avant tout, c'est la passion ! Je suis un passionné de moto, ayant commencé à piloter des cyclomoteurs à 14 ans, suivi par des motos pendant les 30 dernières années. Zero construit des motos haute performance, et avoir la chance de vendre ces motos est unique. J'ai été dans l'industrie automobile depuis 27 ans et, en étudiant le génie mécanique, j'ai déjà travaillé sur des véhicules électriques. Chez Kia Motors, j'ai travaillé sur un véhicule électrique qui a remporté de nombreux prix lors de son lancement l'année dernière. Je suis convaincu qu'avec le bon produit, l'expérience de conduite est améliorée par la puissance électrique. Avec cet arrière-plan, je suis convaincu qu'un pionnier des deux-roues électriques comme Zero a un avenir solide.
Vous prenez la relève après Sam Paschel, qui a façonné Zero pendant huit ans. Qu'est-ce que vous souhaitez poursuivre clairement — et où attendez-vous un véritable changement de cap ?
La marque Zero est maintenant reconnue comme l'un des meilleurs constructeurs de motos sur le marché (électriques ou non). Cette réputation a été construite par Sam et, avant lui, par d'autres PDG talentueux qui avaient tous une vision. Nous poursuivrons notre agenda actuel pour élargir notre portfolio (comme les motos tout-terrain et les scooters). Cela attirera plus de motards avec notre ADN de performance, de fiabilité et de durabilité. Cette approche, qui cible les marchés mondiaux, est complétée par des produits spécifiques à l'Europe (comme les modèles DS et S, ou le lancement actuel de la LS1). Nos clients (actuels et futurs) sont notre atout le plus important : nous devons nous assurer que leur perception de Zero est la meilleure possible. Toutes nos futures innovations et processus doivent les prendre en compte en priorité.
Vous êtes connu pour faire croître les marques en Europe. Quel est le premier « problème européen » que vous souhaitez régler chez Zero ?
Je ne parlerais pas de « problème européen » : l'Europe représente aujourd'hui 2/3 de nos ventes, et nos produits sont bien adaptés. Nous devons clairement aborder plus de clients avec une stratégie qui dépasse la communauté des ‘passionnés de l'électrique’. Une clé importante pour cela est nos nouveaux produits qui ont des prix très attractifs, comme le scooter LS1 à 5 200 €. En même temps, nous devons également continuer à développer notre réseau de concessionnaires dans tous les marchés.

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